crise d'octobre et loi sur les mesures de guerre

Luttes de classes et questions nationale au Québec, 1948-1968. Cependant, lorsque le maire Drapeau tient ses élections municipales (en pleine Crise ? La troisième fournira la pertinence du sujet en montrant sa personnification artistique après l’évènement. Montréal, VLB Éditeur, 2013, p. 118, [4] Bourdon, Yves et Jean Lamarre. « L’indépendantisme québécois ». Comme le mentionne Warren, la police ciblera directement les organismes liés à ce mouvement social. L’usage de la Loi des mesures de guerre, en particulier, durant cette crise soulève de nombreux questionnements sur la légitimité de l’État. Si vous n'êtes pas à l'aise avec l'utilisation de ces informations, veuillez revoir vos paramètres avant de poursuivre votre visite. L’activisme de Lemieux rend difficile la négociation qui aboutit à un refus. Âgée aujourd’hui de 72 ans, Jocelyne Robert en avait 22 lors de la crise d’Octobre. La menace ne provint donc pas de l’intérieur, mais de l’extérieur. Lorsqu’il dit que « l’important est de profiter de la situation pour décapiter les forces indépendantistes, de semer la crainte, sinon la terreur »[96], Lacoursière soutient que le gouvernement fédéral fait preuve d’opportunisme en utilisant la Crise comme prétexte pour renflouer son autorité et centraliser son pouvoir. Le respect de votre vie privée est important pour nous. Les arrestations de masse et les perquisitions surviennent immédiatement au Québec, à Montréal en particulier. Deuxièmement, le Canada, à titre d’état colonial, est à sa source même porteur du système oppressif[84]. C’est donc l’idéologie de la peur, celle de la destruction de l’état et du « maintien de la paix » qui domine cette interprétation que l’on retrouve essentiellement chez les fédéralistes. Il n’aura jamais été aussi prévoyant qu’en 1956 lorsqu’il écrira dans un poème qu’il renommera L’Octobre : « les hommes entendront battre ton pouls dans l’histoire / c’est nous ondulant dans l’automne d’octobre ». La signification des évènements d’Octobre pour le mouvement ouvrier. L’endossement par les acteurs de leur personnage, les commentaires en voix off et l’actualisation d’un évènement passé conjuguées aux interviews et aux textes de Trudeau et Drapeau constituent l’essentiel du jeu que tente Brault en mélangeant documentaire et fiction. « Né de la désespérance et de l’espoir entremêlés d’une poignée de jeunes gens »[38], le FLQ est issu avant tout d’un autre groupe : le Comité de libération nationale(CLN)[39]. Montréal, Lux Éditeur, 2013, p. 37-49, [108] Mussi, Sébastien. « CINÉMA (Cinémas parallèles) – Le cinéma documentaire », dans Encyclopædia Universalis, http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/cinema-cinemas-paralleles-le-cinema-documentaire/ (consulté le 3 avril 2015), [62] Tetley, William, Op. Octobre 1970, dans les coulisses de la Crise. Dans le même ordre d’idées, la légitimité des forces en présence est à analyser. L’Histoire du Québec pour les nuls. Le 16 octobre, le cabinet Trudeau adopte la Loi. Sartre se positionne sur trois éléments qui rejoignent la présente analyse. Toutes les régions du Québec seront affectées par la loi sur les mesures de guerre décrétées par Pierre-Elliot Trudeau, mais les principales actions se dérouleront autour de Montréal. Au lendemain de la Crise, les témoignages abondent à propos des conditions dans lesquelles eurent lieux les arrestations et les perquisitions. cit., p. 155, [104] Dagenais, Bernard. Le 10 octobre, le ministre de la Justice Jérôme Choquette prépare une proposition pour la cellule Chénier. C’est-à-dire que le contexte historique est véritable, mais Brault s’inspire d’une cinquantaine de témoignages de personnes emprisonnées sous la Loi des mesures de guerre pour recréer cinq personnages qui revivront les plus intenses parties de ces témoignages[58]. Lisée ne consacrera que quelques pages à la période de la Crise d’octobre et évitera de s’attarder sur de nombreux points importants. L’instabilité causée par les actions du FLQ est la source de remous qui peuvent laisser présager l’insurrection de la population et/ou le renversement du gouvernement en place. On questionne la femme sur son mari. Suivant ce délai, on vient le chercher en pleine nuit pour le conduire dans une pièce vide, probablement au sous-sol. L’orientation prise par le Québec durant les années soixante, doublé de la naissance d’une considération nationale du peuple Québec face à lui-même, avait toutes les raisons possibles d’inquiéter les autorités canadiennes. L’historien Jacques Lacoursière, vingt-cinq ans après la Crise, en vient à la conclusion que l’usage des mesures de guerre sert moins à capturer les felquistes qu’à maintenir les Québécois dans un climat constant de crainte et de terreur. Deuxièmement, déclarer la crise imprévisible de la sorte à créer un « jour 1 », occultant de cette façon toutes les causes antérieures du conflit. Le gouvernement doit donc faire face à une menace, combattue par les États-Unis depuis le début de la décennie, dont les racines proviennent de l’extérieur. Après coup, l’évènement est analysé sous toutes les loupes. C’est donc peu dire à quel point la critique de Michel Brault dans Les Ordres est puissante face aux mesures de guerre. Quand éclate la crise d’octobre 70, la réalité dépasse tout à coup la fiction. Au même moment, René Lévesque, alors ministre des Richesses naturelles, entame son projet de nationalisation de l’électricité dont le point culminant sera l’achat des différentes compagnies d’électricité privées du Québec, en date du 1er mai 1963[7]. Son organisation est puissante, il n’est qu’un criminel de droit commun doublé d’un anarchiste. Le soir même, l’avocat Robert Demers est chargé par le cabinet Bourassa d’entrer en contact avec le FLQ et de négocier avec eux, voire de gagner du temps. Notre thèse s’avère donc exacte à la vue des faits et des théories étudiés. La fermeté avec laquelle on tente de neutraliser le mouvement felquiste est, selon lui, générateur d’un plus grand nombre de dommages collatéraux que de réelles réussites. La légitimité de l’État est souvent compromise lors de profondes mutations sociales, comme ce fût le cas au Québec lors de la Révolution tranquille. Nous,[la cellule Chénier,] nous étions plus pour une autre façon de vivre. Alors que l’on revendique de meilleures conditions de détention, l’idée des « six millions de prisonniers » fait surface. À la suite de l’adoption de l’assurance hospitalisation, on voit les médecins entrer en grève, quelques jours seulement après l’enlèvement de James R. Cross. Il s’avère que cette tactique est pour lui ridicule, car elle n’illustre pas grand-chose autre que le désir des fédéralistes d’amplifier le climat de terreur. Le 15 octobre, devant l’Assemblée nationale, Robert Bourassa annonce que le gouvernement du Québec a fait appel à l’armée. Cinq jours après la mise en place de la Loi sur les mesures de guerre, elle est arrêtée et détenue sans accusation pendant 24 heures. Quatrièmement, diaboliser l’ennemi. C’est justement cette attitude, associée à la montée « d’un nouveau nationalisme, axé sur l’indépendance totale du Québec et dirigé contre le Canada »[9], et à l’attachement des Libéraux au fédéralisme qui mène Lévesque à quitter le parti en octobre 1967. Cette dénonciation cinématographique constitue un témoignage vibrant de l’époque face aux actions d’un État qui cherche à reprendre le contrôle sur une population qui échappe lentement à son emprise depuis la décennie précendente. La cause felquiste commence à gagner un appui favorable dans l’opinion publique tandis que le procureur général de la ville de Montréal rédige une ébauche de la possible utilisation des Règlements sur la loi des mesures de guerre. : Histoire d’un mouvement clandestin. Ils rêvaient de tout faire sauter. Pierre-Elliott Trudeau effectuera son premier mandat à titre de Premier ministre du Canada dans la période allant de 1968 à 1972. C’est le début d’une recherche de la vérité, de la représentation de la réalité, qui, souvent, servira d’outils à la dénonciation et aux revendications sociales. C’est-à-dire que le conflit implique un groupe révolutionnaire, une population et deux paliers de gouvernements. Il y a rencontre entre Robert Demers et Robert Lemieux, mandaté par le FLQ, où le gouvernement du Québec offre un sauf-conduit et la libération conditionnelle de cinq détenus. Le gouvernement Trudeau conçoit donc assez facilement l’urgence de conserver la stabilité du Québec afin de préserver l’unité canadienne qu’une insurrection provinciale viendrait briser. Photo : La Presse canadienne / CP PHOTO/CP. On entend par inachevée qu’elle n’ait pu contribuer à mettre sur pied le Québec comme État-nation, ce qui se veut être l’une des solutions pour permettre le développement de la culture québécoise. Paris, Stanké, 1982, 221 pages, [52] Lacoursière, Jacques. En prison ou non, l’idée veut que ce soit tous les Québécois qui soient prisonniers du joug fédéral et du « système mis en place par l’empire britannique avec la Conquête. La virulence de la critique émise par Brault à travers son œuvre témoigne de la répression faite par l’État durant cette période. L’élément central du film de Brault étant l’application de la Loi des mesures de guerre et les conditions d’emprisonnement des citoyens arrêtés de façon arbitraire, sur un fond de répression politique, le film s’avère donc brillamment pertinent dans la période « post-octobre ». La question persiste à savoir à quelle limite chacun des acteurs peut se rendre et de quelle façon il compte interagir les éléments du conflit. Hugh Segal, sénateur canadienne étudiant en histoire au moment de la Crise, résume ainsi l’attitude du gouvernement fédéral : « Contre leurs propres compatriotes, Trudeau, Mackasey et Lalonde ont fait usage des plus terrifiantes méthodes policières – comme dans les régimes totalitaires »[66]. Dans son article, il n’émet pas une mise garde face aux changements qu’apporte la Révolution, mais bien sur le risque de ne pas aller jusqu’au bout de cette Révolution. Cette perspective constitue la contre-thèse de la perspective Trudeau-Weber. Troisièmement, Sartre défend qu’à la vue des luttes de l’époque, où le réformisme et le progressisme sont inefficaces en partie à cause des efforts de la bourgeoisie d’écraser ces mouvements, la violence est le seul moyen d’obtenir gain de cause auprès des forces dominantes[85]. The October Crisis represents troubled times in Quebec’s history whose traces are still visible today. D’abord, Fernand Dumont est convaincu d’une chose : La Crise d’octobre est le fruit d’un malaise persistant dans la société québécoise. Suite à l’étude du contexte historique, soit la Révolution tranquille, du corpus artistique, le film Les Ordres de Michel Brault, et des réflexions faites par les témoins de l’époque et les chercheurs d’aujourd’hui, nous en viendrons à la conclusion que le gouvernement Trudeau a fait usage de la violence politique afin de briser le mouvement de contestation de plus en plus fort au Québec depuis les années soixante. Elle constitue une période d’agitation ayant eu des répercussions profondes sur la société québécoise. L’avènement de l’État-nation doit être le seul but de la Révolution, sans quoi moderniser le Québec ne nous rendra pas plus « maître chez nous ». La Crise d’octobre apparait à la suite d’une décennie où foisonnent les changements de tous genres. Le nom d’utilisateur (pseudonyme) ne sera plus affiché. Après un moment, on annonce à Mme Boudreau qu’elle va suivre les policiers. Les mouvements de contestation du Québec ont-ils réellement connus une régression ou une disparition suite à l’application de la Loi sur les mesures de guerre ? Paris, First-Gründ, 2012, p. 268, [11] Hamelin, Jean et Jean Provencher. Ce pouls, décrit par Miron, bat toujours dans le Québec d’aujourd’hui et, l’espère-t-on, pour longtemps encore. Là était présent le totalitarisme, car il y avait convergence du pouvoir ainsi que domination. Largement inspiré par le Réseau et toujours en contact avec le Comité, le FLQ passera à l’action dès mars, commençant avec des vols de dynamites. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) joint sa voix à l’organisme Justice pour les prisonniers d’Octobre 70 pour réclamer réparation pour les femmes et les hommes illégalement arrêtés et … Paris, La Découverte, 2003. La veille, il avait été lu à CKAC par le journaliste Louis Fournier. F.L.Q. Ensuite, le Mouvement Souveraineté-Association est de loin le plus modéré de tous les groupes indépendantistes présents dans les années 60[22]. William Tetley, ministre libéral du gouvernement Bourassa durant la Crise, n’y croyait pas, lui, au totalitarisme. Bon nombre joindront également le CLN avant de passer dans le Réseau de Résistance(RR)[42]. 2013, dans Robert Comeau et Ivan Carel, Bulletin d’histoire politique, http://www.bulletinhistoirepolitique.org/le-bulletin/numeros-precedents/premier-dossier-presentation/ (page consultée le 25 septembre 2014), Massicotte, Louise. Finalement, la quatrième partie nous permettra de mettre au jour les différentes perspectives possibles face à la Crise et d’en faire ressortir la justification de notre thèse. Montréal, VLB Éditeur, 2000, 316 pages, Bourdon, Yves et Jean Lamarre. En somme, Les Ordres de Michel Brault résume la détention subie par les citoyens arrêtés sous la Loi des mesures de guerre. La coupure avec le Canada est alors moins drastique, mais on reproche justement une grande ambiguïté au PQ sur sa position officielle quant à l’indépendance totale du Québec. La première établira la problématique et les bases de notre thèse. 2 : Héros malgré lui (1960-1976), Montréal, Boréal, 1997. p. 390 (Via Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_qu%C3%A9b%C3%A9cois#cite_note-12), [30] Bélanger, Yves, Robert Comeau, et Céline, Métivier. Feuilleter cet ... dix ans, aime les histoires de guerre. Avec l’essor d’une nouvelle génération de réalisateurs francophones, Brault fera partie de ce groupe qui cherche à montrer au monde la réalité du Québec de l’époque telle qu’elle est. En février 1963, on assiste à la naissance du Front de Libération du Québec(FLQ)[6]. Castonguay quant à lui justifie la Loi sur les mesures de guerre en arguant lui aussi un assaut contre la démocratie. À Montréal, un monument dédié aux centaines de personnes arrêtées est inauguré. Les jeux guerriers des enfants de la ruelle font écho aux activités des adultes. Le mouvement indépendantiste sera la cible prioritaire de ces mesures, tandis que les mouvements populaire et syndical le seront dans moindre degré. Livre Un demi-siècle a passé depuis la dernière vague d'attentats du FLQ, l'enlèvement de James Cross et de Pierre Laporte, et la promulgation de la Loi sur les mesures de guerre. L’enlèvement du diplomate James Cross et celle du ministre Pierre Laporte sera l’un des volets majeurs de cette campagne de médiatisation de leur cause. Il s’agit ici de concevoir que l’application de la Loi sur les mesures de guerre n’est pas un outil pour défendre l’État face à un assaut, mais bien une arme utilisée pour soumettre un peuple et écorcher son mouvement nationaliste. Alors que l’on parle des « six millions de prisonniers politiques » arrêtés par le gouvernement fédéral, les réels prisonniers politiques, ceux détenus dans les prisons, subissent des traitements pires que les criminels de droit commun[100]. La lutte des classes entre francophones et anglophones viendra par le fait même gonfler l’argumentaire en faveur de l’émancipation nationale. En termes de résultat, les gains sont énormes. Le film utilise les gros plans et les voix off et hors champ afin de créer un lien entre le spectateur et le personnage en plus de démontrer à la fois son côté fictif et documenté. Stanfield de son côté était moindrement surpris de l’usage des mesures de guerre par le gouvernement et y voyait là l’apparition d’un autoritarisme presque totalitaire, à l’inverse de sa surprise totale liée à la relative acceptation de la part des Québécois de la suspension de leurs droits civils. D’un point de vue politique, les années qui suivirent la Crise et qui entourèrent la création du film Les Ordres en fût une où la répression élevée contribua à accentuer un climat de peur. En 1974, Michel Brault termine son film Les Ordres. On leur refuse les journaux, le papier, les rasoirs, les cigarettes, les crayons et même la douche. Ce genre, qui se développera immédiatement après en France et aux États-Unis, fera la renommée de Brault. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, Marc Lalonde affirme que le premier ministre Trudeau était réticent à recourir à cette loi. Ce parti politique qui, à l’origine, n’était qu’« un simple mouvement et non un parti »[17] se distingue par ses positions claires, fermes et concrètes. Le coup d’envoi de la révolution résonne le 22 juin 1960 alors que le Parti Libéral accède au pouvoir avec à sa tête Jean Lesage[4]. « Le RIN : à chacun sa vérité », Ciné-Bulles, vol. La Crise d’octobre représente un tournant majeur dans l’histoire du Québec. En Afrique seulement, on parle de dix-sept pays devenus indépendants dans la seule décennie 1960[36]. En guise d’introduction, il faut voir le documentaire Les événements d’octobre 1970(1973) de Robin Spry. Alors le Québec s’engage dans la Révolution tranquille, le mouvement révolutionnaire international créer un terreau fertile à la naissance de groupes indépendantistes comme le Comité de Libération national, le Réseau de Résistance et finalement le Front de Libération du Québec. Le FLQ est désormais dans la partie. Pierre-Luc Baril, étudiant gradué en 2015 du programme en Histoire et Civilisation du Cégep de Trois-Rivières. Rapidement, le PQ devient le phare en matière de souveraineté, attirant ainsi bon nombre de militants des autres partis et mouvements. Dans son essai traitant des évènements d’octobre 1970, Dumont soutient une thèse : la Crise est l’aboutissement logique d’une Révolution tranquille mal achevée ayant bouleversé le peuple québécois. De son côté, le Premier ministre Trudeau annonce « qu’une minorité ne saurait imposer, par la violence, ses volontés à la majorité » tandis que Robert Bourassa achève sa mission économique aux États-Unis. La crise d’octobre et les médias : le miroir à dix faces. La question se pose alors de comprendre de quelle façon les principaux protagonistes de l’évènement ont sus agir pour mettre fin à la Crise. Tiré d’une œuvre[108] dirigé par Dagenais, on comprend que la terreur dans une société est un phénomène qui est exponentiel dès son apparition. En plus, le gouvernement doit faire face au Front commun de l’industrie de la construction qui négociait alors ses contrats dans le secteur public. Violences politiques, Europe et Amérique, 1960-1979. Tandis que se mettent en place les réformes des Libéraux, le 10 septembre de la même année, le mouvement du Rassemblement pour l’Indépendance Nationale(RIN) voit le jour sous l’égide d’André D’Allemagne[5]. L’influence du documentaire se ressent du point de vie du scénario : Le récit est calqué sur des évènements historiques. Depuis le début des années 1950, l’ère est aux changements et à la dénonciation. ». De cette façon, un Québec hors du Canada échapperait au piège d’un gouvernement fédéral qui cherche à uniformiser deux cultures non homogènes ensemble. « Octobre 1970 » : l’occasion rêvée! C’est exactement la stratégie employée par le gouvernement Trudeau durant sa Crise à travers sa tentative de légitimation de l’emploi de la Loi sur les mesures de guerre. Mais de toutes ces analyses, c’est Gaston Miron qui en fera la meilleure. Cette instrumentalisation, pour reprendre l’idée de Dumont, n’avait pour but que de s’attaquer aux mouvements dissidents du Québec, en particulier l’indépendantisme. Sillery, Les Éditions du Septentrion, 2008, 456 pages, Langlois, Georges et al. Ces mouvements de luttes nationales pavent également la voie à la montée de la gauche. Il va donc de pair que le RIN rejette toute tendance fédéraliste, en plus de dénoncer la centralisation du fédéralisme canadien qui, selon lui, empêche le Québec d’accéder aux outils permettant son épanouissement et son développement[20]. Il soutient donc ainsi que le Canada est un État répressif et que la répression se fait plus forte dès le moment où la masse oppressée prend conscience de sa position, prise de conscience dont le FLQ est l’instigateur. Destructions de monuments commémoratifs, attentats à la bombe et enlèvements viendront ponctuer la décennie 1960 dans le but de sensibiliser le peuple québécois à reprendre ses droits et ses biens, notamment en procédant à l’indépendance nationale. La statue de Wolfe sur les Plaines d’Abraham est renversée. Près de 50 ans après la crise d’Octobre et la promulgation de la Loi sur les mesures de guerre, le gouvernement canadien reste muet face aux demandes d’excuses à son endroit. 4ème édition, Montréal, Chenelière Éducation, 2013, p. 173, [29] Godin, Pierre. Il est l’un des premiers à créer une fiction documentée[57]. Chez Aquin, la Révolution n’a qu’un seul but : mener à la création d’un Québec État-nation. On assiste à la naissance d’un mouvement à mi-chemin entre l’artistique et le scientifique. veuillez revoir vos paramètres avant de poursuivre votre visite.Gérer vos témoins de navigationEn savoir plus. Le Savant et le Politique. « Le contrôle, c’est la liberté », Spirale : arts – lettres – sciences humaines, n◦ 195 (2004), p. 46 d’après Hannah Arendt, le totalitarisme et le monde contemporain, sous la direction de Daniel Dagenais, Presses de l’Université Laval, 2003, 611 pages, Avec le choix des formats .ePub et .PDF, plus de 30 œuvres de philosophes disponibles. Mère de trois filles, Mme Boudreau est seule avec ses enfants le matin où débarque la police. Québec, Septentrion, 2011, 317 pages, Carel, Ivan, Robert Comeau et, Jean-Philippe Warren. Les Pierre Bourgeault, Michel Chartrand, Gaston Miron et Gérald Godin du Québec sont enfermés sans nulles autres soupçons que leurs idées opposées au système en place[98]. Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour. Les scènes ont été tournées en grande partie à Montréal, Sorel et Saint-Antoine sur Richelieu. En 1966, quelques partisans déçus du RIN ont fondés le Ralliement National(RN), voué principalement à la défense de la francisation du Québec[11]. Dans certains cas, prenons l’exemple de Michel Chartrand, l’emprisonnement s’échelonnera sur plusieurs mois, et les détenus seront gardés sans aucune forme d’accusation. L’armée et les mesures de guerre ne sont qu’une démonstration de force sans équivalent afin de susciter un climat de peur bien entretenu. Ces moyens d’actions sont représentatifs du terrorisme comme étant « l’arme du faible contre le puissant »[79]. Revue en ligne PhiloTR : ISSN 1927-4211 (Bibliothèque et Archives Canada) | Articles, Essais & Analyses, Référentiel & Brèves | Matériel didactique | Bibliothèque numérique d'oeuvres philosophiques | Depuis 2004 – 2020 | Conçu par le Département de Philosophie du Cégep de Trois-Rivières. La Crise d’octobre est un sujet complexe. Il s’avère donc que notre thèse est vérifiée par l’analyse des faits et des théories des penseurs vue dans ce chapitre. Dans le même laps de temps, la cellule Chénier, composée des frères Paul et Jacques Rose, Francis Simard et Bernard Lortie, enlève le ministre Pierre Laporte à son domicile[2]. Quant à ce dernier point, on constate alors le fossé séparant l’éducation des francophones et celle des anglophones[31].

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